Suzie s'exprime ici

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mardi 25 septembre 2007

Malade

Demain, à partir de 8h30, j'anime un séminaire pour une vingtaine de personnes qui s'annonce comme un des évènements déterminants de l'année.

Et ce soir, évidemment, forcément, je suis malade comme un chien. Cystite qui me déchire le ventre, médicament sans effet.

Je ne sais pas dans quel état je serai demain mais j'en veux au monde entier de ma vulnérabilité.

lundi 24 septembre 2007

Dilemme

J'arrête ou pas ?

J'ai toujours eu envie de jouer d'un instrument de musique. Je trouve ça super "glamour", super tout court, et j'envie ceux qui en font. Alors il y a quelques mois, sur un coup de folie, j'ai contacté un prof particulier et commencé... la mandoline.

J'aime beaucoup cet instrument. Il me rappelle mes origine Ligures. Je pensais également que ce ne serai pas trop difficile, un peu comme la guitare.

Et puis... une vague d'intense démotivation est subitement en train de m'emporter. Le soir, je ne rentre jamais du travail avant 20h30. Je suis fatiguée. A peine le temps de prendre soin de mon chien. Les exercices me cassent les oreilles et m'exaspèrent. Je n'arrive à rien, je ne travaille pas assez, je me décourage.

La semaine dernière, j'ai trouvé un prétexte et annulé mon cours. Mais ça ne pourra pas durer éternellement. Il faut que je me décide.

Le plus dur dans tout ça pour moi (Lâche ? Jamais !) c'est d'en parler à mon prof. Je l'aime bien, il est super sympa, je ne sais pas comment lui annoncer la nouvelle. L'appeler ? Lui envoyer un mail ? C'est dérisoire mais voilà déjà plus d'une semaine que je me prends la tête avec ça !

Sur le coup de l'impulsion, j'ai en plus dépensé 250 € pour un bel instrument. Qu'en faire ? A qui le revendre ?

Je suis incapable, comme souvent, de prendre une décision. J'aimerais que quelqu'un la prenne pour moi... J'aimerais surtout m'enfuir sans laisser d'adresse et ne pas assumer ma stupide défection.

Affaire à suivre...

vendredi 21 septembre 2007

Rugbymen

Franchement, je pensais ne jamais me laisser séduire par cette mode.

Pourtant ce soir j'avoue... Mes penchants féminins me rattrappent...

Ces masses viriles jetées l'une contre l'autre m'existent drôlement.

dimanche 16 septembre 2007

De la communication inter-espèces...

Cela fait six ans que ça dure. Pourtant, souvent, je m'en emeus encore.

Depuis six ans je partage la vie d'une petit chienne. Elle est à mes côtés constamment. Jamais l'une sans l'autre, associée. Mes amis, ma famille, mon copain, mes collègues tout le monde la connaît. Je plaisante souvent en disant "c'est un lot", à prendre ou à laisser, les deux ou rien.

C'est une étrange communion. Un langage commun, des échanges quotidiens. Une nuit elle me réveille en aboyant. Instantanément, je sais si elle a mal, soif ou envie de sortir. Je n'hésite pas. Le soir je rentre du travail. Elle sait de suite si j'ai l'âme à rire ou à pleurer. Elle me propose un jeu ou vient lécher mes mains.

Nous ne sommes pas de la même espèce. Pas les mêmes codes, aucune capacité commune. Son monde est olfactif d'abord. Le mien n'est que parole. Et nous communiquons si bien pourtant. Cette faculté m'étonne et me rend optimiste. Finalement tant est possible...

Télérama vient de sortir un hors série à ce sujet : "Bêtes et Hommes". Souvent mes amis, trop intellectuels, me reprochent mon chien. "Chien chien à sa mémère", ils méprisent mon penchant et le moquent. Télérama (à mon grand étonnement je l'avoue) ne se laisse pas aller à ce genre de facilités. Au contraire. Je vous en recommande la lecture.

Soutenir qu'il existe une société homme-chien, ce n'est pas nier la profonde singularité de la société humaine. Les interactions entre humains sont bien différentes de celles qui nous lient aux chiens, surtout en raison de notre langage. Mais nier l'existence d'une forme de lien social entre l'homme et le chien, c'est ignorer l'univers riche et foisonnant des interactions sensorielles, émotionnelles et cognitives qui se nouent en dehors ou en plus de l'échange de messages linguistiques élaborés. Un univers qui tient une place capitale dans les relations entre humains eux-mêmes.
Ce que nous "dit" le chien, entre autres, c'est peut être que nous ne sommes pas que des êtres bavards enfermés dans un monde clos de symboles accessibles qu'à nous-mêmes.

Dominique Guillo, extrait de Télérama hors série, Des bêtes et des hommes.

dimanche 9 septembre 2007

Associale

Ces derniers temps je ne sais pas pourquoi je n'ai plus envie de voir personne. Mes copines, connaissances accumulées tout au long d'une vie m'ennuient. Les rendez-vous s'enchaînent : celles de la fac, celles de l'école mais je ne ressens plus rien. un espèce de lassitude, de colère aussi. Je reviens de ces soirées un peu triste, un peu déçue, et je me promets de ne plus en organiser.

Je crois que, progressivement, je prends conscience de plusieurs choses. Ces personnes ne sont pas des amis. Ils ne savent rien de moi (ou presque), que le masque qui leur ai destiné.

Aussi les évènements précipitent ma réflexion. Je ne suis plus étudiante, je travaille, je vis en couple. Mon temps est devenu précieux. Instinctivement, je le consacre d'abord à ma famille. Le reste devient moins urgent, négligeable.

Récemment dans le métro, j'ai fait la liste de ceux que, dans ce dénigrement, je n'avais pas envie de perdre. Reste à savoir ce que je suis encore capable de donner.

samedi 8 septembre 2007

Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus de John Gray

Ma prof de philo, lorsque j'étais en Terminale avait évoqué ce livre dans des termes plutôt flatteurs. Depuis il était inscrit dans un coin de ma tête dans la rubrique "A lire".

Au début, j'ai été un peu déçue. Je trouvais le ton de l'auteur trop dogmatique. Je me sentais enfermée dans mon sexe. Et puis, je ne me retrouvais pas forcément dans ses descriptions.

Et puis finalement, j'en retire un sentiment plutôt positif. Je n'appliquerai pas tous ses conseils, je ne suis pas d'accord avec toutes ses idées pourtant, j'en garde quelques leçons de vie pratique.

Notamment, j'aimerais (peut-être ici) expérimenter la technique de la "lettre d'amour".

Pour John Gray la lettre d'amour peut être adressée à n'importe qui, pas forcément à son amour. Elle a pour objectif de soulager une émotion trop violente, de la comprendre et de l'exprimer.

La lettre d'amour doit toujours concevoir 5 paragraphes : la colère, la tristesse, l'inquiétude, le regret, l'amour + ce qu'on aimerait entendre de la part de l'autre personne. Elle permet ainsi d'identifier précisément ce que l'on ressent.

Autres conseils en vrac que je retiens :

  • exprimer le plus clairement possible ses émotions à l'autre (sans généraliser et sans les teintées systématiquement de reproches)
  • demander clairement ce que l'on attend de l'autre (arrêter de croire qu'il va le deviner)
  • respecter l'espace de l'autre, son intimité, son silence
  • faire confiance...

Au final dans ma vague des psycho-trucs je finis par comprendre l'avis de ma prof de philo. Ce livre n'est pas à mettre entre toutes les mains, il peut vite être objet de moqueries. Mais finalement, tout le monde peut y trouver de quoi mieux se comprendre.

Tu m'as manqué vieux con

Alors voilà je te retrouve, mon blog à moi. Je te croyais enfui je ne sais où dans les limbes internettes.

Je n'ai plus besoin de toi comme avant.

J'ai envie.