Suzie s'exprime ici

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mercredi 26 décembre 2007

Noel

Je me suis sentie baillonnée ces derniers jours. Impossible de me connecter malgré de nombreux essais... M'y voilà enfin. Mais que dire ? Les crises de larmes torrentielles ont progressivement cessé. Après la première phase d'effondrement, une seconde phase de reprise de contrôle est progressivement apparue depuis notre rendez vous. Je ne sais pas dire si je vais bien ou mal. Je me sens en transit. Au sens propre comme au figuré, je traîne mes bagages le temps de trouver un toît, et de me poser. Chaque jour, je souffre encore beaucoup. Je repense surtout à tout ce que nous avions construit ensemble, et détruit tout d'un coup. Je regrette le temps perdu, je m'affole de mon âge. Je me dis qu'à 25 ans, il n'est déjà plus temps d'aller courir les hommes. Je me dis surtout que j'en ai déjà bien profité avant lui, et que je n'en ai plus envie. Heureusement, des vagues d'optimisme m'atteignent encore. Je pense à mes amis parisiens, seuls aussi, et qui m'accompagneront sans faillir dans cette galère. Je pense à la nouvelle vie qui s'ouvre peut être à moi. Je me rassure. Le réveillon qui approche me trouble. Je n'avais plus l'habitude, depuis le lycée, de mentir ainsi à tous mes proches. Je retombe là dedans, puisqu'une seule de mes amies sait ce qu'il en est vraiment. Rotterdam, avec lui. Je le connais suffisamment bien pour comprendre cette lubie mais elle m'effraie. Serons nous amants ou amis cette nuit là ? Qu'attend il vraiment de nous ? J'ai peur de ne pas être à la hauteur. Pourtant, je ne me vois pas reculer. Nous verrons bien, et si c'est fou et idiot tant mieux puisque c'est ce que nous n'avons pas osé être pendant deux ans. J'ecris et me sens mieux.

Joyeux Noel.

mercredi 19 décembre 2007

Lettre à ma psy

Je vous vois demain et j'ai un peu peur. J'attends tellement de ce rendez-vous, sans doute trop. J'ai tellement besoin d'un regard sans jugement. Tous mes amis, que j'aime pourtant, projettent leurs histoires. Je n'en peux plus de l'entendre se faire traiter de salop. Je n'en peux plus de m'entendre me faire traiter de naïve.

Je sais comment la séance va commencer. Vous allez me dire :Comment ça va ? , et je vais m'effondrer. Je vais devoir vous raconter les choses clairement et rapidement, et ce sera très difficile tellement il s'est passé de choses, c'est pourquoi je prépare cette lettre.

Il m'a quittée mardi dernier, le 11 décembre. Très vite, il m'a demandé de signer l'acte de résiliation du bail de notre appartement. Nous avons décidé que ce serait lui qui y resterait le temps du préavis de 3 mois. Je ne préférais pas rester dans un lieu qui représente tant de bonheur passé. En attendant de trouver un appartement, je squatte chez des amis avec Scarlett, ce qui est très difficile et inconfortable pour moi. A chaque fois que je retourne à l'appartement chercher des affaires, je m'effondre de douleur.

La première semaine qui a suivi sa rupture a été terrible. J'ai pleuré nuit et jour. Incapable de travailler, hagarde, j'ai eu l'impression de n'être qu'une plaie ouverte. Depuis deux jours, j'ai commencé à visiter des appartements, et ça va un peu mieux. Disons que j'ai arrêté de pleurer en quasi-permanence, j'arrive à tenir en public, et c'est déjà pas mal.

Aujourd'hui, je me souffre surtout face à l'ampleur de ma perte. J'ai aimé, et j'aime encore ce garçon passionnément. Nous partagions des choses que je crains de ne pouvoir partager avec personne d'autre : le pélerinage de St Jacques, l'amour de la nature, les rêves... Nous avons construit des choses pendant deux ans : emménagé un appartement, tisser un lien, et il est terrible de voir tout cela se détruire en si peu de temps. J'ai peur de regretter cette histoire toute ma vie, j'ai peur de ne jamais rencontrer personne d'autre avec qui ce soit aussi bien, j'ai peur de mon âge qui avance... J'étais tellement persuadée que ma vie serait avec lui, que la chute est particulièrement rude.

Ma famille et mes amis m'entourent et me soutiennent à 100%. C'est un grand réconfort mais je m'apprête aussi à vivre de grands moments de solitude qui me font peur. J'ai réalisé avec lui, à quel point j'aime vivre à deux, partager ma vie, et je crains le retour à l'ennui. Niveau nourriture cependant, je ne me sens pas en danger pour le moment, je devrais peut être m'inquiéter, je ne sais pas.

Le plus difficile à supporter peut être, ce sont les raisons de cette rupture. Nous en avons beaucoup parlé, et ça fait me très mal tellement tout aurait pu être différent. Ce que Séverin m'a dit, c'est qu'il avait été vraiment sincèrement amoureux de moi. Il m'a dit aussi qu'il était d'accord sur le fait qu'on se ressemblait et que nous partagions beaucoup de choses. Mais le mode de relation que nous avons entretenu pendant deux ans l'a asphyxié. Clairement, et ce n'est pas étonnant, il m'a reproché ma jalousie, l'enfermement de notre couple (nous ne sortions jamais l'un sans l'autre), la rapidité de nos engagements (nous parlions déjà mariage). Il regrette de ne pas en avoir parlé avant, lorsque par des efforts, tout aurait pu encore s'arranger. Il a laissé la situation empirer petit à petit, s'en est rendu complice, jusqu'à ce que son besoin de liberté reprenne violemment le dessus. C'est ce qu'il est en train de se passer. Depuis que nous nous sommes quittés, je sais qu'il sort presque tous les soirs, organise des week ends entre amis, revis un peu.

Il a rompu mardi dernier. Puis lundi, une semaine après, il m'a rappelée. Il m'a dit alors qu'il avait réfléchi, et que d'un côté, il avait besoin aujourd'hui de vivre à 100% comme un jeune, parce qu'il en avait trop rêvé pendant tout ce temps, mais que d'un autre côté il avait peur de me perdre, convaincu du lien particulier qui nous unit, et qu'il ne trouverait pas cela ailleurs. Il m'a proposé de passer la soirée du 31/12 ensemble, et peut être de se redonner une seconde chance suite à cela, tout en me disant qu'il ne pouvait pas pour l'instant me préciser les modalités de cette nouvelle "relation".

Sur le moment, lorsqu'il m'a dit tout ça, je n'ai pas réagi. Je ne voulais pas prendre de décision hâtive sur quelque chose de grave. Je préférais y réfléchir calmement.

Aujourd'hui je me rends compte de la part de lâcheté qu'il y a dans sa proposition. Il me conforte dans une espèce de déni et risque d'entretenir de fausses illusions. D'un autre côté, je ne veux pas faire d'erreurs. Il n'y a peut être qu'une toute petite chance qu'il revienne un jour, et j'en ai conscience, mais s'il devait y en avoir une, je n'aimerais pas la compromettre. Je reste convaincue que nous nous séparons pour des questions de forme, de type de relation, et pas pour des questions de fond.

Après y avoir réfléchi j'ai donc décidé cela :

  • Passer le 31/12 comme convenu avec lui, tenter de retrouver cette intimité, ce lien particulier, nos délires et nos trips, le temps d'une soirée.
  • Le lendemain, ou le surlendemain, lui expliquer clairement mes conditions, poser mes limites. Ce que je souhaite, moi, avec lui, c'est une vraie relation. Bien que très différente de la précédente, chacun chez soi, moins enfermante, cette relation doit être engageante, basée sur des projets communs, le respect de l'autre, et surtout sur la confiance. Je ne veux pas d'une relation cachée, et encore moins d'un couple "libre". Ce serait trop facile pour lui, et trop dur pour moi. S'il n'a pas envie de ça, je préfère ne plus le revoir et refaire ma vie, en espérant que si un jour il regrettait sa décision, ce ne serait pas trop tard.

Voilà l'état des lieux. J'espère trouver un appartement au plus vite. J'espère reconstruire ma vie, amicale dans un premier temps, peut être amoureuse ensuite.

Derrière cette rupture des angoisses profondes sont apparues :

  • peur de la mort
  • peur de l'incertitude de la vie
  • peur de la solitude
  • peur de ne jamais me marier, de ne jamais avoir d'enfants

Je souffre beaucoup. J'ai perdu tous mes repères. Je n'ai plus de projets pour l'avenir. Je n'arrive plus, pour le moment, à être interessée par rien. Tout ce que j'espère pour 2008 c'est qu'il revienne, ou de repartir avec quelqu'un.

mardi 18 décembre 2007

Réflexions

Il m'a recontactée. Il veut sa liberté, à 100%. D'un autre côté, il refuse de me perdre, sachant que notre amour est précieux. J'ai honte de le raconter. Je sais ce que les gens penseraient : Trop facile, il veut, le beurre, l'argent du beurre et la crémière...

Je n'ai rien dit sur le moment. J'ai préféré, entendre ça, et voir venir. Réfléchir de mon côté, posément.

Ce que je veux, moi, c'est le reconquérir. Repartir sur de nouvelles bases, petit à petit, pour enfin retrouver notre amour. Pour le moment, je n'ai pas envie de faire mon deuil de cette relation. Même si je sais ce que je pourrais en retirer. Nous avons fait des erreurs, mais la base de notre amour est encore là.

Je ne sais pas quelle solution est la meilleure, et c'est bien le plus difficile.

Après réflexion, rompre pour de bon ? Lui dire que je ne veux pas d'un entre deux, et que c'est trop facile. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée étant donné les erreurs que j'ai faites dans la vie en commun, ce serait les renier.

Lui demander un temps ? Pour le moment on reste comme ça, mais d'ici 4 mois, on prend une décision.

Lui demander un temps de coupure ? On ne se donne pas de nouvelles tant qu'il souhaite une totale liberté. Si un jour il a envie de revenir, il peut essayer.

Deux solutions m'apparaissent au fur et à mesure de la rédaction :

  • soit on reprend une réelle relation, engageante, respectueuse, publique, mais sur de nouvelles bases
  • soit il profite de sa liberté à 100%, mais ce sera sans moi et il prendra le risque de me perdre

Le reste ne serait que lâcheté, souffrance et enfantillages.

dimanche 16 décembre 2007

Dommage collatéral

Nous nous sommes vus. Je l'aime toujours autant, à en creuver.

Je lui ai dit, à quel point c'était dommage, de tout plaquer si vite, de tout gacher comme ça.

Il veut tout plaquer : quitter Paris et son boulot. Il rejette tout d'un coup.

Je suis un dommage collatéral, énorme, sanguinolant. Je souffre toujours autant.

Cinquième jour

C'est toujours aussi dur.

Hier je suis allée chercher quelques affaires chez nous. Sur la table, la lettre de résiliation du bail et un mot : "Merci pour ta signature". J'ai cru en le lisant que j'allais m'effondrer. Je me suis sentie tétanisée par la douleur.

C'est tellement dur d'imaginer que c'est fini, vraiment, que je ne retournerai plus jamais là bas, que nous ne vivrons plus ensemble. Il y a tout juste deux mois nous prévoyions de passer Noël ensemble. C'est un déchirement.

Je fais peut être, un premier travail de deuil en constituant dans mon ordinateur un seul et unique fichier "Lui" avec tout ce qui me le rappeler. Je me rends compte, que, quoi qu'il dira par la suite, tout n'était pas si prévisible.

Une amie dit que je serai inguérissable tant que l'appartement existera. Il me faut au plus vite en trouver un nouveau, et transporter toutes mes affaires.

samedi 15 décembre 2007

Troisième jour

Beaucoup me parlent d'étapes dans la guérison. Merci Louloute pour tes liens à ce sujet. Pour le moment, chez moi, c'est plutôt fouilli. Ou alors comme je suis plutôt lente, j'en suis encore au choc.

Plusieurs états émotionnels se succèdent de façon anarchique.

D'abord, le désespoir. Par moment en effet, soudain je réalise. Je me dis que je ne rentrerai plus jamais chez moi, chez nous. Je comprends que je ne verrai plus sa silhouette, son visage, son sourire. Je comprends que c'est fini, vraiment. Le chagrin, terrible, m'emporte dans ces moments là. Je suis secouée de sanglots de longues minutes durant.

Ensuite le pilotage automatique. Je suis au travail. Je souris et j'agis par convenance. Je suis déconnectée de moi.

Enfin, l'espoir, pas toujours justifié. Deux pensées me sont notamment agréables :

  • l'idée de mon nouvel appart... Même si c'est aussi un gros facteur de stress, j'essaie de m'imaginer dedans avec ma petite vie. J'ai bien conscience au fond que Lui et moi nous étions un peu enfermés dans notre routine, j'essaie de le prendre comme une chance, aussi de me prouver que je peux être bien seule. Il faut avouer aussi que je n'avais jamais vraiment aimé notre ancien chez nous, je ne le regretterai pas.
  • l'idée qu'il revienne... Je sais que c'est malsain. Je trouve à ce sujet mes amis un peu maladroits. Ils me disent tous Oh la la c'est sur il va revenir, ne t'en fais pas, il se rendra bien compte de sa bêtise !. Ils ne devraient pas me le dire. Rien n'est moins sûr, je ne crois pas beaucoup à ce genre d'histoires. Surtout, rien ne serait plus mortel pour moi que de l'attendre.

Voilà l'état des lieux. Ce midi entre deux réunion, je suis passée en catimini chez nous. J'ai toujours les clefs bien évidemment. C'était plutôt horrible. Tout était bien rangé. Il avait ramassé le linge et plié mes habits. Il avait pris soin de la perruche. Je ne m'attendais pas à cet excès de bons soins. Je ne le comprends pas. En tout cas, aller là bas, retrouver notre monde, n'a pas été facile. Surtout ça reste encore chez moi, tellement dur d'admettre que je dois tout quitter. Demain, je dois y repasser prendre quelques affaires. Ce sera forcément très dur. J'espère tenir le coup.

jeudi 13 décembre 2007

Comme une plaie ouverte

Dites moi que ce n'est pas vrai, que j'ai rêvé, qu'il va revenir... C'est tellement tellement dur...

Comment pourrais-je recommencer quoique ce soit après ça, après tout cet amour ?

Une foule de sentiments se bouscule déjà en moi.

  • Tristesse
  • Déception
  • Colère
  • Peur de la solitude
  • Peur de la vie si incertaine

Je suis une plaie ouverte, je n'arrête pas de pleurer, je suis en pilotage automatique.

Mes amis, aidez moi...

mercredi 12 décembre 2007

DCD

Notre histoire d'amour est morte hier soir.

Premier jour de célibat.

mardi 11 décembre 2007

Essai

Je ne suis plus dans une phase d'action. J'ai pris ma décision : lui laisser du temps et prendre sur moi. Quelque part c'est plus facile. Je sais ce que j'ai à faire.

Face à lui donc, je souris. J'essaie de trouver les sujets de discussion qui vont animer nos repas. Je deviens l'antithèse de la copine prise de tête (que j'aurais sans doute du savoir être avant). Tout va bien.

Et puis je sors de son champ de vision, et je m'effondre toute entière.

Je refais le film de notre désamour :

  • cette fin de mois d'octobre loupée, mon travail qui me prend tout mon temps, sa tristesse qui grandit, mon manque total de compréhension, mes reproches idiots
  • le jour où il m'a quittée
  • le jour où il est revenu et la semaine d'efforts mutuels qui a suivi
  • la semaine où le soufflet est retombé doucement
  • ma crise du mardi soir, où j'ai su dans un cri, le ramener à moi
  • nos quelques jours de mieux
  • ma résignation, et l'attente...

Je refais, surtout, le film de notre amour :

  • les lettres du début
  • les voyages
  • les photos et la joie
  • la façon dont on y a cru
  • nos projets
  • son amour
  • les doutes que je n'ai pas voulu voir...

J'essaie de comprendre comment tout ça a pu changer. C'était si beau, si fort, si intense... Comment ? Je me dis que des milliers de personnes ont du se poser ce genre de questions avant moi. Et d'un autre côté je me dis que j'ai toujours quitté mes exs avec de bonnes raisons et que les siennes, je ne les comprends pas.

  • il s'est enfermé dans notre couple et il a manqué d'air
  • il regrette sa vie d'étudiant dont il n'a encore pas fait le deuil
  • il a été déçu par la vie avec moi, j'ai fait beaucoup d'erreurs qu'il n'a pas pardonnées
  • il est fragile psychologiquement, doute de ce qu'il veut dans la vie, et subit le poids de sa famille, il a cru un temps que je le tirerai de là mais je n'ai pas eu ce pouvoir

Deux de ces raisons ne me regardent pas, les autres si. Je m'en veux mortellement.

Je ne peux pas m'empêcher de me faire du mal en relisant de vieilles choses du passé. Il est onze heures passées à la défense, je n'ai pas encore ouvert un seul de mes dossiers. Je ne vais pas prendre le café avec mes collègues, je ne parle pas à la cantine. Tout ce qui me touche me parle de lui.

  • Dans mon lecteur MP3, chaque chanson me rappelle notre amour.
  • Au travail, tout le monde le connaît déjà, et ne me connaît qu'avec lui.
  • Mes amis, ma famille, tout le monde reste persuadé qu'il sera le père de mes enfants.

Deux ans après, je n'ai rien gardé de ma vie d'avant. Elle me semble tellement loin. J'étais étudiante. J'habitais un studio rive gauche. Je me sentais jeune, avec la vie devant moi. Je ne ressentais pas de pression de type horloge biologique. Je m'en foutais pas mal.

J'essaie de comprendre ce qui fait aussi mal :

  • L'incompréhension. Jusque là je n'avais jamais cru en personne. Cette fois, j'étais si sûre de moi, si sûre de nous. Je ne peux pas croire que cet amour s'arrête. J'ai besoin qu'on m'aide, qu'on m'explique. Si cet amour si fort peut s'arrêter, d'une façon si impérvisible, comment serais-je capable d'y croire une autre fois ?
  • La peur de la solitude. Non je ne veux pas être seule. Non je ne veux pas vivre seule. Bon sang oui ça me fait peur, ça me bouffe le ventre. Je ne suis pas sûre d'en être capable. Quand je vivais seule, j'allais très mal. J'étais tombée dans de mauvaises choses. J'en suis sortie d'abord grâce à mes psys mais aussi pour lui. Alors s'il s'en va, où trouver cette force ? Comment surmonter ça ?
  • La peur de le perdre. Je l'aime encore tellement. J'ai toujours eu la conviction, depuis que je l'ai rencontré, qu'il était un peu mieux que moi, un peu trop bien pour moi. Je n'ai jamais cessé de l'aimer, de l'admirer. J'ai toujours eu la conviction que j'avais trouvé l'homme de ma vie, que j'avais eu cette chance extraordinaire. Je me sens supra nulle de ne pas avoir su le garder.
  • La destruction d'un mythe. Notre histoire a toujours été particulièrement romantique. J'aimais la raconter avec des yeux brillants. J'aimais dire comment dès le début j'ai été persuadée d'avoir rencontré l'homme de ma vie. J'aimais l'idée de l'avoir rencontré au bon moment : dernière année d'étude avant de se poser... Je ne veux pas perdre ça.

Voilà. Alors les raisons d'espérer dans tout ça ? J'ai du mal à en voir.

  • Il reste un petit espoir. C'est presque drôle de le dire, après autant de lignes en larmes, et d'ailleurs vous avez peut-être fini par l'oublier, mais il ne m'a pas encore quittée. Donc j'ai encore une chance de le reconquérir, que notre histoire ne s'arrête pas et se termine bien par le compte de fée que j'avais prévu. D'un côté bien sûr je préfère ça à la rupture, mais d'un autre c'est difficile aussi parce que je me mets beaucoup la pression, j'ai peur de dire une bêtise à chaque parole, de ne pas être à la hauteur, de le décevoir, et c'est vraiment très dur. Je serai capable d'aller déposer un cierge dans toutes les églises de France pour qu'on traverse cette épreuve là.
  • Je ne suis pas seule. J'ai des amis carrément fabuleux et une famille pas trop mal. Même si je peux compter sur ma mère pour rapidement me harceler avec sa crainte de me voir finir vieille fille, dans un premier temps, je sais qu'ils seront là pour m'aider et prendre soin de moi. J'ai suffisamment de personnes à voir pour m'occuper presque tous les soirs. Ce ne sera pas la fin de ma vie sociale.
  • Mon travail occupe ma semaine de façon agréable, auprès de gens sympas sur des missions intéressantes. De quoi ne pas trop me faire absorber par le sol.
  • Vivre sans lui serait l'occasion ou jamais de me blinder un peu, de me prouver que non je ne vais pas m'effondrer et retomber dans les affres d'avant, d'apprendre à me connaître vraiment, et à être plus sereine avec moi.

En l'écrivant je l'avoue, surtout le dernier paragraphe, je n'y crois pas vraiment. Lui, pour moi c'était déjà la rencontre de la maturité. Je ne crois pas aux idées optimistes pour le moment. C'est sans doute normal de toutes façons. S'il me quitte, les premiers temps ne seront que douleur, et je suis prête à l'accepter.

Mon Dieu, pourvu qu'on y survive, pourvu que je sache trouver les mots et la manière de le garder... Il y a deux ans, j'aurais trouvé ça fou de voir une fille souffrir et s'humilier à ce point par amour. Comme quoi j'ai bien changé...

Il est midi à la Défense. Je n'ai rien fait.

lundi 10 décembre 2007

Il est sorti

Ca fait partie de notre nouveau mode de fonctionnement. Ca faisait partie de nos erreurs. Depuis deux ans, nous étions asphyxiés dans notre couple, plus de sorties de son côte ni moi du mien. Alors au rayon des bonnes résolutions maintenant nous sortons.

J'ai passé ma journée à chercher des blogs de gens qui traversent une rupture. Avec l'espoir de trouver une ressemblance.

J'ai passé ma journée à relire les mails qu'il m'avait envoyé. Les lettres d'amour, les photos du début. J'essaie de comprendre en vain.

Mon Dieu, comment tout ça peut-il changer ? Nous nous sommes tellement aimés, si fort. Je ne veux tellement pas le perdre. Je ferai n'importe quoi pour le retenir de sa bêtise.

Les larmes aux yeux en permanence alors que nous ne sommes pas encore séparés. Quand il est là ce n'est pas mieux, je guette chacun de ses mouvements, j'essaie de deviner de quel côté son coeur penche.

Je n'ai jamais vraiment souffert pour personne. C'est affreusement douloureux.

Survie

Je n'arrive jamais, au fond, à m'en foutre très longtemps. Tout ça me semble très difficile.

Je commence à perdre l'espoir que tout redevienne rapidement comme avant. Je comprends que la crise qu'il traverse et profonde, et demandera du temps.

Depuis l'ultimatum (bientôt un mois déjà), il ne dit plus je t'aime. Il ne m'embrasse plus ou peu. Il est gentil. Périodiquement, je craque, je lui dis que je n'en peux plus de cette situation. Pourtant toujours pas de rupture. Il m'explique, je comprends et j'essaie de me raccrocher à ce que je peux, ce qu'il me reste d'espoir.

Il traverse une période très difficile. Il n'aime pas son travail, il n'aime pas sa vie. Son histoire familiale pèse durement sur lui. Il ne sait plus où il en est, ce qu'il doit faire. Je n'ai pas grand chose à voir là dedans. Jamais il n'a exprimé une raison qui ferait de nous deux personnes incompatibles à terme. Seulement, si j'ai été jadis la rencontre qui l'a sorti de cette déprime, je fais aujourd'hui partir du décor. Me quitter provoquerait la dynamique dont il manque.

Ce week-end j'ai vu ma famille et cela m'a fait le plus grand bien. Déjà pour la stabilité qu'ils représentent. Leur présence m'a rassurée. Et puis aussi j'ai parlé avec ma soeur. Et j'ai réalisé que je devais être patiente. Absolument. Prendre sur moi et attendre...

Je me sens tellement triste. Pour moi c'est la première fois. Jusque là c'est toujours moi qui suis partie. Je ne savais pas ce que cela faisait, de se sentir quittée. Et puis c'est le premier avec lequel j'y ai tellement cru. Je ne veux tellement pas que ça se termine, j'ai tellement peur de perdre notre histoire.

Je survie depuis maintenant un mois. J'essaie en même temps, d'apprendre à me connaître, de me préparer au pire.

Mais quand même. C'est dur.

lundi 3 décembre 2007

En fait j'm'en fous (ou presque)

Il peut partir. Il peut rester.

De toutes façons j'ai un boulot sympa, des amis supers, un chien carrément bien !

Je n'aurais jamais cru être capable de ça. Surtout pas il y a deux semaines. Bien sûr, célibataire à 25 ans, Catherinette, tout ça, ça me ferait un peu chier, mais bon... J'm'y fais.

Et puis pour l'instant il est là, bien là, l'espoir n'est pas mort, alors ?

Alors je me rends compte que je suis forte, solide, bien plus que je ne crois. Je comprends que la vie est imprévisible, toujours. Alors pas la peine de la prévoir si loin. Se laisser surprendre, toujours...