Suzie s'exprime ici

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 31 janvier 2008

Ma ligne de conduite

Tout un programme... C'est une idée de Tribulanne. Pour la rétrospective des ambitions suggérée par Louloute, il va falloir encore attendre un peu ;) !

Je pense que c'est avant tout un programme évolutif : il est probable que j'y revienne souvent, et que je modifie certains points à l'avenir. L'ordre n'est pas signifiant mais chronologique dans l'ordre des idées apparues.

  1. Prendre soin de ma meilleure amie qui est si précieuse, Magda
  2. Continuer à m'intéresser de près aux animaux, acheter bio mes produits d'origine animale, chercher des opportunités dans le secteur
  3. Réflechir à ce que je veux faire de ma vie : c'est quoi réussir ma vie pour moi ?
  4. Me réserver du temps pour moi, si possible une fois par semaine : une soirée pour lire, me reposer...
  5. Prendre soin de moi et écouter mon corps : sport, nourriture...
  6. Me faire belle : habits, cheveux, épilation...
  7. Me faire un petit nid douillet et aménager mon appartement au mieux
  8. Privilégier les contacts avec les "bénéfiques" (potes en tout genre)
  9. Continuer à travailler sur moi : supporter la solitude, contrer la jalousie, éviter le clivage image-réalité...
  10. Rester engagée dans la vie associative, une action caritative

Je crois que c'est déjà pas mal. L'objectif de ce soir : dormir. De cette semaine : finir mon travail.

Samedi, c'est mon anniversaire. Un autre thème que j'aborderai plus tard...

mercredi 30 janvier 2008

Avant l'heure

Il est 09h00 à Paris. Comme d'habitude, j'arrive en avance à mes rendez-vous commerciaux. Ils se situent presque toujours en proche banlieue, dans ces quartiers sales et gris que je fuis habituellement. Je m'installe dans un troquet, un café allongé s'il vous plait, et je prends le temps de me détendre un peu avant d'affonter les loups.

Depuis dimanche je suis sur un nuage percé. A vrai dire je ne sais pas bien où je vais. Alors je me laisse porter. Pour la première fois, je m'en remets à Lui. Je ne lui ai jamais fait confiance, j'ai toujours tout décidé pour deux. Enfin, les rôles sont inversés, et nous verrons. C'est quelque part confortable.

Je n'en parle pas pour le moment, je pense même que j'attendrai longtemps avant d'en parler vraiment. Dur à expliquer, et dur à croire.

J'essaie de ne rien détruire de ce que j'ai contruit sans lui en un mois. Les amies retrouvées, mon chez moi, mon blog, et mon indépendance. En même temps je nous donne une chance, une vraie, et me laisse guider.

Je me sens bien car en accord avec moi même. Réfléchie, sans urgence. Je ne sais pas si nous avons un avenir tous les deux, mais j'irai jusqu'au bout de cette histoire, ne serait-ce que par respect pour elle qui a changé ma vie.

Pourvu que je ne souffre pas trop...

dimanche 27 janvier 2008

Il est revenu

Il est revenu ce soir. Comme si ma tactique mise en place la semaine dernière avait vraiment marché.

Je n'oublierai pas de me construire un projet de vie à moi. Je n'oublierai pas de réfléchir aux regrets qu'il me reste. Je n'oublierai pas de faire bien attention.

Mais je ne peux pas nier que ce soir je vais, bien sûr, mieux.

Backlashes

C'est le retour de bâton que je craignais. La fatigue liée au déménagement s'accumule. Je réalise à peine qu'il vient de me quitter. Cette souffrance me ramène des années en arrière, et m'oblige à dresser un bilan difficile. Mon anniversaire qui approche y contribue aussi. 25 ans... J'ai peur du temps qui avance. J'ai peur d'avoir déjà loupé mon train. J'ai peur de la solitude. Une montagne de regrets me rongent. Si je mourrais demain, tout ça n'aurait servi à rien ? Pire, en 25 ans, j'ai connu plus de peines que de joies. Jusqu'à mes 17 ans, je crois, j'ai connu une adolescence heureuse, troublée bien sûr comme pour tout le monde de doutes sévères, mais heureuse. Et puis les choses se sont gâtées. Je réalise aujourd'hui à quel point je n'ai pas fait le deuil de ma maladie, qui a emporté avec elle ces années qui auraient du être les plus belles. Il me laisse seule avec ma guérison, que je n'avais connue qu'avec lui avec la pernicieuse pensée qu'il m'avait sauvée de quelque chose. J'ai déjà perdu 4 ans, c'est beaucoup, encore plus peut être parce que ces années auraient dû être fondatrices de ma vie. Elles furent une grande entreprise de démolition plutôt. Je me réveille aujourd'hui avec l'impression de ne pas savoir que faire de moi. La vie m'apparait soudain dans toute sa mocheté et son injustice. Pourquoi la maladie, pourquoi la mort, pourquoi ces échecs amoureux. Pourquoi rien n'est juste, pourquoi rien n'est jamais sûr. Pourquoi en 25 ans j'ai déjà dû tellement me battre ? Est ce qu'un jour j'aurais droit moi aussi à ma part de bonheur ? Deux ans avec Lui, guérie, heureuse. Deux ans pour y croire que j'y avais enfin droit moi aussi. C'aurait été trop beau, je retombe déjà dans le malheur qui me va bien. Je n'ai pas fait le deuil de mes 4 ans de maladie, je m'en rends compte aujourd'hui. Je me les prends en pleine figure.

samedi 26 janvier 2008

Difficile soirée

Pourquoi la vie c'est moche ? Pourquoi j'ai l'impression de n'avoir jamais eu droit à ma part de bonheur ?

Malade pendant toutes mes études, j'ai vécu les pires années de ma vie. Alors je me disais au moins qu'après j'allais en profiter. Avec Lui qui arrivait au bon moment tel un sauveur.

Mais non pas encore, toujours pas.

Alors c'est ça la vie, se battre encore et toujours pour ne pas être trop mal, pour survivre, trouver des bonnes raisons de ne pas désespérer quand tout autour est pourtant si désespérant.

Parfois j'attends que la grande vague finale m'emporte histoire que tout cela n'ait vraiment définitivement servi à rien.

J'ai l'impression d'être un insecte pris au piège. Je me débats en vain contre un destin sacrément nul.

Je sais qu'il y a plus à plaindre. Je sais qu'il faut relativiser. Je sais. Permettez moi quand même de douter de mon utilité.

dimanche 20 janvier 2008

Bonjour chez moi

Ce week end fut la dernière ligne droite du grand déménagement. Cette fois c'est fait, toutes mes petites affaires sont bien ici. Enfin, cet endroit ressemble à un "chez soi" : quelques meubles, une télé, un frigo... Il reste encore beaucoup à faire, mais c'est sur la bonne voie.

Je L'ai encore beaucoup vu ce week-end, déménagement oblige. Je ne sais pas ce que j'en pense. Il m'a dit hier Je pense qu'on va dans la bonne direction et je recommence à voir l'avenir avec toi. Je ne sais pas s'il le pense vraiment, ou si sa peur d'être seul parle à sa place. Je ne sais pas combien de temps il pense y réfléchir encore. Je crois en tout cas qu'il est honnête, et totalement perdu.

De mon côté, je ne sais pas bien ce que je fais. Je me laisse porter par mes passions, au fil des jours. Je ris je pleure alternativement, mais globalement je ne vais pas mal. Je conforte mes assises, en attendant que les choses soient plus stables avec lui.

Mes assises... Mon travail qui me plait. Mes amis merveilleux. Ma famille si présente. Mon petit monde. Mon chez moi désormais. Mes réflexions existentielles. Tout ça.

Bien sûr, en attendant, mon deuil ne progresse pas. Je n'avance pas dans ma guérison. Je pense à lui bien trop souvent. Mais qu'il me quitte de façon définitive maintenant ou dans deux semaines , je ne souffrirai ni plus ni moins. Juste un peu en retard. Alors qu'est ce que ça change...

J'aimerais quand même, pour me protéger me reposer sur un code de conduite ou quelque chose comme ça. Histoire de fixer des limites jutement...

  • Ne pas parler de ces espoirs à trop de gens. Magda et mes lecteurs, c'est déjà bien suffisant. Le reste s'abstenir... Objectif : éviter d'y croire, éviter d'y penser, et surtout, lorsque j'aurai pris ma seconde claque, éviter de me taper en bonus une foultitude de Alors ça en est où? bien attentionnés.
  • Ne pas être à sa disposition : même si je suis seule et désepérée dans mon appart, ne pas forcément répondre au téléphone tout le temps. Et accessoirement lui faire croire que j'ai une super vie sociale...
  • Ne plus le faire venir dans mon appartement sauf cas express de déménagement. Ici c'est chez moi, rien que chez moi, et je ne tiens pas du tout à y avoir des souvenirs avec lui. C'est mon lieu de reconstruction.
  • Le laisser prendre l'initiative... Et continuer à lui faire comprendre que cette situation ne pourra pas durer éternellement.
  • Arrêter les complaintes et les pleurs partagés. Je sais pourquoi il me quitte, je connais ses raisons. Je sais aussi pourquoi il agit ainsi aujourd'hui. Que j'ai de la peine et que je pleure, c'est normal. Mais l'appeler à ces moments là, franchement ça craint.
  • Continuer le grand élan de reconstruction actuel : sorties, reprise de contact avec des amis oubliés, rencontres - y compris blogguesques ;), projets...

Ca c'est dit. Pour le reste on verra. Pour la toute première fois en deux ans, je le laisse mener la danse, je ne régente pas tout d'un rationalisme implacable, je prends un risque. Il était peut être temps.

samedi 19 janvier 2008

Le temps de rien

Je suis dans mon nouveau chez moi depuis mardi. Dans mon nouveau chez moi il n'y a rien qu'un canapé et une lampe. L'aménagement se poursuit, j'ai déjà hâte de pouvoir un peu m'y poser.

J'ai passé ma soirée à passer ma commande Ikea, puis la Redoute. Je change tout : les meubles et les draps. C'est bien ainsi.

Il est là, omniprésent, m'appelle et m'écris. Monsieur est indécis, Madame est amoureuse. Il parle d'espoir, incéssamment et il est dur c'est vrai de savoir quelle est ma place là dedans. L'aimer sans m'y perdre totalement, définir ce qui est bon pour moi, ne pas tout accepter... Si seulement j'avais le temps de vraiment y penser.

Mes yeux se ferment déjà. Demain la journée sera rude : suite du déménagement, magasins de bricolage... J'espère être bien ici. C'est bien parti.

samedi 12 janvier 2008

Aurevoir chez nous

J'ai réalisé ce soir que c'était mon dernier week end ici, mes dernières nuits.

Je me souviens quand nous avons visité cet appartement. Nous avions les yeux qui brillaient, fiers et amoureux. En rentrant, Il a pleuré, il m'a prise dans ses bras et dit qu'il n'avait jamais été aussi heureux.

J'imaginais couler ici un doux bonheur, profiter de notre vie de jeunes cadres, en attendant les choses sérieuses : le bébé qui viendrait dans les 5 ans couronner notre amour et nous obliger à changer d'appartement.

Aujourd'hui, nous le renions. Il dit qu'il n'a jamais vraiment été heureux ici, que notre amour a commencé à se casser la gueule à ce moment là. Peut-être en effet...

La vie n'était pas tendre il y a un an. J'étais fragile, mon travail ne se passait pas bien.

Les jours derniers, j'ai été accablée de regrets. Si j'avais su... Comment ai-je pu être aussi bête... Comment ai-je pu être aussi nulle.... Malgré moi, je continue de considérer ce garçon comme une chance. Et c'est la porte ouverte à toutes les dévalorisations de n'avoir pas su le garder.

Malgré tout, je reconstruis. J'emménage mardi. La vie en solo ne m'abat pas encore. Je sors. Je ris.

Les gens disent C'est fou comme tu as l'air bien. C'est vrai que les crises de larme, le desespoir total ont disparu.

Mais il reste cette peine, profonde, tenace. Je ne voulais pas le perdre. Je voulais qu'on se batte pour notre amour. Je l'aimais et j'aimais la vie avec lui.

Tant pis. Je me dis qu'un jour je comprendrai surement le pourquoi de tout ça.