Suzie s'exprime ici

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samedi 29 mars 2008

Manif

NipauvrenisoumisNous avons fait la une du 20 heures, ce n'est pas rien.

Aujourd'hui, j'ai consacré ma journée en tant que bénévole à l'organisation de la manifestation "Ni pauvre Ni soumis" qui a rassemblée à Paris plus de 20 000 personnes handicapées pour réclamer l'augmentation de leurs aides.

Ce fut un moment très fort, pas toujours facile émotionnellement. La fragilité et la dépendance de certains font mal à voir...

Ils venaient de toute la France, parfois après une nuit entière de bus ou de train. Cinq avions avaient même été spécialement réservés. Leur courage et leur détermination m'ont profondément touchée.

Il y avaient des parents, des enfants, des femmes et des maris. Dans cette immense cortège, j'ai hurlé toute la journée "Région Nord, à droite", "Région Centre, à gauche s'il vous plait !!!". J'ai fendu la foule, en compagnie de personnes aveugles, pour les conduire à leur délégation. J'ai caressé tous les chiens d'assistance. J'ai collé des autocollants sur les vestes et les fauteuils. J'ai souri, j'ai renseigné, j'ai pris soin. J'ai aimé ça...

A part ça je suis fatiguée, et franchement dégoutée de perdre une heure ce soir ! Je sors en boîte avec des amies sans en avoir franchement envie. Il poursuit son processus de reconquête, non sans succès, et me perturbe un peu. J'ai envoyé ma première candidature et j'ai mon CV à refaire. Je poursuis mes réflexions.

Voilà. :)

mardi 25 mars 2008

A quoi joue-t-il ? (2)

A quoi joue-t-il ? (2)Il est passé me voir hier soir... Rapide compte-rendu en exclusivité pour mes lecteurs...

- Suzon...
- Oui ?
- Suzon... J'ai envie de t'embrasser.
- Je ne suis pas sûre que ça serve à grand chose...
- Pourquoi ?
- Je te rappelle que tu m'as déjà quittée trois fois, je ne souhaite pas vraiment expérimenter la quatrième !
- Je me sens nul...
- Tu sais que je suis là pour toi, nous gardons contact et nous voyons souvent, ça ne te suffit pas ?
- Ben, je me rends compte que je tiens à toi plus que ça...
- Oui mais moi ce soir je n'ai pas envie de t'embrasser. Je préfères que tu y réfléchisses un peu. Nous avons repris contact il y a une semaine à peine. Il n'y a pas d'urgence à se remettre ensemble surtout après tant d'hésitations !
- Tu en aurais encore envie, toi, qu'on se remette ensemble ?

- Après tout ce qu'il s'est passé, il va m'être difficile de te refaire confiance...
- Qu'est ce que je vais devoir faire pour te reconquérir ?
- D'abord attendre, afin d'être bien sûr de ta décision, ce n'est pas la peine de se précipiter. Et puis après, tu as intérêt à préparer une super déclaration d'amour, devant une pleine salle de concert ! Il est hors de question pour moi de reprendre une relation en demie teinte comme la dernière fois, à demie officielle et sans aucun avenir. Je vais avoir besoin d'un certain engagement pour y croire.
- Il ne me reste plus qu'à réserver l'Olympia alors...
- Oui !
- Tu réserves ton week-end dans deux semaines ?
- Ok... Maintenant roule-moi un joint, c'est encore ce que tu fais de mieux.

J'espère que vous saurez admirer mon sang froid et même mon auto-dérision... Ce soir j'ai un dernier rendez-vous chez ma psy. J'espère qu'elle saura m'aiguiller... Je ne le comprends définitivement pas. J'ai un peu peur de souffrir et qu'il gâche la douceur de notre séparation. J'ai peur de ses revirements d'humeur... J'ai presque peur qu'il me déçoive et tombe du piédestal où je l'avais placé en me prouvant définitivement son manque de maturité et sa faiblesse. Malgré tout, je me sens bien solide. Je me suis endurcie avec le temps, je sais que quoiqu'il arrive, je resterai debout. Alors au bénéfice du doute, je vais lui laisser encore un peu de temps...

lundi 24 mars 2008

A quoi joue-t-il ?

A quoi joue-t-il ?Je me rappelle souvent la phrase que ma psy avait dite au tout début de mes ennuis avec Lui : "Il entre dans une zone de turbulence maintenant. Il y a de fortes chances pour qu'il y ait des allers et retours envers vous. Personne ne peut dire comment cela finira. Il faudra que vous appreniez à vous protéger pendant ce temps."

Il m'appelle presque chaque jour, m'envoie plusieurs textos gentils. Il veut me voir, souvent. Il me caresse les cheveux, le visage et les mains.

Je ne sais pas ce qu'il veut, ni où il en est. Je me sens cependant pour le moment suffisamment solide pour assumer cela. Sa présence me fait aussi du bien, et je ne crois au fond en rien. Si cela freine aujourd'hui quelques rencontres éventuelles, ce n'est pas encore grave.

Affaire à suivre...

A noter autrement ce week-end : Je commence l'aménagement de mon balcon ! J'ai acheté quelques plantes que je trouve très jolies. J'espère seulement qu'elles survivront à mes soins ! ;)

dimanche 23 mars 2008

Un dîner

DînerLa soirée fut difficile. Nos deux couples d'amis, et moi et moi et moi.

Sa bague de fiancailles, leurs projets de vacances, leurs petites chamailleries de couple.

Je sais que peut-être, je ne les envie pas tant que ça. Mais ce soir, son absence m'a fait un trou dans le coeur. Je me suis sentie seule. J'avais hate que ça s'abrège.

J'ai bu trois bières, juste pour trouver le courage de sourire.

Deux couples d'amis, que j'étais parvenue à éviter depuis, et que j'éviterai encore.

dimanche 16 mars 2008

Une journée de douceur

Hier soir comme aujourd'hui Nous avons passé beaucoup de temps ensemble. Il ne va pas très bien, et avait besoin de moi. J'ai été contente de le revoir, de nous sentir encore si proches malgré tout. Nous avons beaucoup marché dans Paris. Nous avons bu des bières en mangeant du saucisson chez moi. Nous avons parlé de choses sérieuses. Nous avons rigolé en nous moquant d'anciens amis communs. Il m'a aidé à choisir mes nouveaux rideaux. Nous avons mangé un kebab et des gateaux tunisiens. Il m'a invité au petit matin à prendre un café allongé.

C'était bien et doux comme instants. J'ai définitivement accepté la fin de notre nous. Parler avec lui me fait cependant du bien, m'aide à comprendre, m'apaise. Il explique de mieux en mieux la fin de notre histoire, l'emballement du début, son immaturité et ses doutes. Il reste profondément ému et respectueux de ce que nous avons vécu ensemble. Pour moi, c'est important. J'espère sincèrement aujourd'hui qu'il ira au fond de ses projets et qu'il sera enfin heureux. J'espère qu'il ne se laissera pas décourager par la vie en cours de route. Peut être parce que ça donne une légitimité à son départ.

J'ai passé la soirée avec de vieilles amies chez moi, autour d'un plat de pâtes. C'était doux également. Lorsque je me regarde dans leurs yeux, je mesure le chemin parcouru. Je me sens enfin femme. Je leur ai parlé des projets qui tournoient dans ma tête. J'en parlerais peut être aussi bientôt ici. C'est frais, ça m'enthousiasme. La réalité sera peut être plus difficile, mais c'est le moment où jamais d'essayer.

Pour la première fois de ma vie, je ressens, pas toujours mais souvent, la sensation de vivre pour moi. C'est exaltant.

samedi 15 mars 2008

Alors ?

Ca vous plait ? Je sais que ça aurait pu être mieux mais là je n'en peux plus il faut que j'aille me coucher !

Un IMMENSE merci à Miss Fricadelle a qui je dois ma superbe bannière.

jeudi 13 mars 2008

Ma nouvelle déco...

Ca avance !

Je trouve celle-ci pas mal. Sauf que...

J'aimerais que les couleurs soient beaucoup plus flashies, dans les violet et orange.

J'aimerais aussi le même style de bannière avec des grosses fleurs un peu plus rondes type disco, dans les couleurs aussi de orange et violet.

Si vous avez une méthode pour la fabrication de bannières... Sinon je farfouillerai ça sur google une autre fois, il est l'heure d'aller me coucher.

PS : Il parait que j'ai oser envoyer un mail à un ancien client de mon travail pour le revoir, et qu'il m'a filé son numéro de portable perso...

Mais chuuuut c'est un secret ;)

A la recherche de la motivation

Parfois il me revient des souvenirs en tête qui me donnent envie de pleurer. Des souvenirs de reproches qu'il m'a faits : mes rêves de mariage, mon manque de confiance, mes psycho-trucs... Des souvenirs plus lointains, d'un début fabuleux où j'y ai tellement cru. Des souvenirs plus récents, le pélerinage de Saint Jacques, et je lui en veux de ne pas avoir su sauver alors ce qui pouvait encore l'être. Je crois que je vivrai toujours cette histoire comme mon premier mariage, la première où j'y ai vraiment cru, la dernière où je me sois permis d'y rêver.

Je ressens (c'est chronique) l'envie de réfléchir à plein de choses : mon travail, ma vie en général. Je n'en trouve pas le temps, ni peut être l'énergie. Je compte. Cela fait à peine 18 jours que c'est vraiment fini. Je me laisse encore un peu de temps. Et puis l'incertitude est si grande au sein de ma famille, le climat n'est pas à se poser. Je dresse quand même la liste de ce que cette rupture m'a apporté : une remise en question, des amis retrouvés, de nouvelles connaissances, la reprise de ce blog.

Au rang des priorités : refaire la déco ici bon sang !

dimanche 9 mars 2008

A noter

J'ai vu un spectacle original et éblouissant, qui m'a beaucoup remuée. Il s'agit du Roi Lion. Il passe en ce moment au Théâtre Mogador à Paris. Je vous conseille vraiment d'y aller, c'est étonnant !

J'arrive à voir ma rupture d'un point du vue positif. Si ça arrive ! Je me dis que c'est peut être l'occasion de vivre encore plein de choses, de vivre de belles rencontres...

Ca suffit pour aujourd'hui, demain j'ai club med gym, mais c'est déjà pas mal !

vendredi 7 mars 2008

Ma vie en 8

Sur un tag de Tribulanne que je remercie, l'idée est d'écrire quelque chose, sur les dernières années en 8 que j'ai vécue.

1988

J'ai cinq ans. Justement j'en parlais récemment ! C'est fut un peu pour moi la fin du bon temps.

Jusque là, j'ai échappé à la maternelle. Ma grand mère me garde chez elle. Je passe mes journées sur sa terrasse, face à la mer, avec son grand chien "Jos". Je cueille des fleurs, je joue avec ma soeur, je suis bien, dans mon monde.

A cinq ans donc, l'école me rattrappe et je dois bien m'y faire. L'entrée en collectivité fut d'une grande violence pour moi, peut être un peu trop tard. C'est un monde hostile, les enfants se connaissent tous depuis longtemps déjà et moi je suis très seule. Je passe mes journées à pleurer, l'angoisse au ventre.

A peine arrivée en grande section, me voilà déjà repartie ! Suite à d'incroyables tests passés chez une psy (déjà !) on décide de m'envoyer directement au CP. La maternelle pour moi aura duré trois mois. Il parait que je suis très intelligente, j'en prends conscience soudain, et me place définitivement à l'écart de tous mes camarades.

J'ai cinq ans, ça commence fort !

1998

J'ai 15 ans. J'entre au lycée. Je commence à plaire aux garçons, à prendre confiance en moi.

Je suis toujours un peu dans mon monde et j'en suis fière. En classe, je ne suis pas les cours, je m'installe au fond et je lis Camus.

Je me dispute avec mes parents, je les fais tourner en bourrique et j'adore ça. Je me dis que forcément, ils n'ont rien compris du tout à la vie.

Je fume beaucoup, une dizaine de cigarettes par jour. Je suis convaincue que je vais avoir un grand destin incroyable d'homme politique ou d'écrivain.

Je fais beaucoup de théatre et de danse, c'est presque comme une drogue.

J'ai 15 ans, tout est facile et je me sens bien.

2008

Je suis finalement mal partie pour avoir un destin incroyable. La vie m'a remise à ma place, non sans douleur.

Je garde de mes cinq ans quelques ennuis relationnels. Je garde de mes 15 ans une certaine déception.

J'ai pris du temps, mais je deviens doucement une femme. Je n'ai pas l'impression d'avoir fini de me construire totalement, je suis encore en plein dedans, mais ça prend forme.

J'ai 25 ans, je suis adulte. Ce n'est pas le moment le plus facile de ma vie, mais je me sens posée. Le moment d'assumer...

Je ne sais pas bien qui taguer parce que j'ai peur d'ennuyer les gens avec ça... Mais au hasard je dirais MPM, Louloute et Fricadelle. A vos crayons !

jeudi 6 mars 2008

Ma bouteille à la mer

Il y a une chance sur mille pour que quelqu'un puisse m'aider mais... qui ne tente rien n'a rien !

Est-ce que par hasard, il y aurait parmi vous un TRES gentil lecteur, TRES serviable, qui pourrait m'aider à refaire un peu la déco ici ?

Il faut d'abord que je vous explique l'historique de ce blog et surtout de ce merveilleux dégradé de couleurs pastels...

En fait j'ai déjà eu trois blogs dans ma courte vie - déjà trois séries de lecteurs différents d'ailleurs. Le premier était sous 20 six, tout rose avec des fleurs. C'était les années 2004 - 2005 (ça fait déjà vétéran du net, c'est moche). Et puis j'en ai eu marre de la pub, et un ami m'a proposé de m'en créer un sur poivron. J'ai accepté. En ce temps là j'avais 20 ans, et surtout j'étais étudiante, et j'ai pris le temps qu'il fallait (trois nuits je crois) pour dompter Dotclear... en vain. Au final le même pote m'a filé un coup de main, pour arriver au résultat que voici et qui, à l'époque, me plaisait. C'était en 2005 - 2006.

La suite vous la connaissez, je suis tombée amoureuse, et j'ai laissé tomber le blog.

Lorsqu'en septembre dernier je me suis réveillée, mon ami qui depuis a quitté Paris, a bien voulu me réactiver une adresse de loin sur poivron, et a récupéré l'ancienne mise en page. Sauf que depuis, elle ne me plait plus trop. Et puis surtout, retomber dans le décor d'il y a trois ans, ça ne m'aide pas franchement à aller de l'avant...

Donc j'aimerais changer. Sauf qu'entre temps je n'ai toujours pas définitivement dompté Dotclear ! Et donc je n'ose rien toucher...

Y a-t-il quelqu'un pour m'aider ?

Le cahier des charges est disponible sur demande.

mercredi 5 mars 2008

P'tit coup de mou

Ce soir c'est juste un p'tit coup de mou.

J'ai reçu ma freebox elle marche bien. Et voilà. Je rentre tard le soir du boulot. Je l'allume. Je mange devant la télé en consultant mes mails. Et voilà.

Il me manque. Mes soirées avec lui me manquent, notre petite routine que j'aimais bien. La solitude me pèse. Je repense à nos débuts et j'ai toujours un peu de mal à accepter leur fin.

Je commence à réfléchir doucement. Un petit livre posé sur ma commode "Donner du sens à sa vie" (c'est tout un programme) m'attend. J'en ai lu quelques pages hier, je sais qu'il va m'aider un peu.

Je suis résignée. Mais quand même... Nous me manque.

dimanche 2 mars 2008

Besoin d'y réfléchir

Je ressens le besoin, depuis qu'il m'a quittée, de remettre ma vie en ordre, de lui redonner un peu de cohérence, d'y réfléchir. J'en parlais déjà il y a un mois, je ne cesse de retarder l'entreprise, l'ampleur de la tâche m'effraie un peu.

Au début je pensais repartir du début, mon enfance, mon adolescence, tout ça. Je me rends compte que cela ne suit pas le cours naturel de mes pensées, alors je vais plutôt repartir de maintenant. Nous, avant nous, et ces autres enchaînements.

Il existe un exercice de psychologie qui consiste à dessiner sa courbe de vie comme un dessin. C'est un peu mon idée.

Chapitre 1 - Juin 2006/Décembre 2007 - La vie avec Lui

Nous avons emmenagé ensemble au mois de juillet 2006. Nous nous étions rencontrés à peine six mois avant. Nous n'avions qu'une envie : être ensembles. Je croyais sincèrement que c'était pour toujours. J'ai aménagé ce nid avec beaucoup d'amour. J'en étais fière.

Je me rends compte aujourd'hui -évidemment a posteriori c'est toujours plus facile- de tout ce qui n'allait pas. En avoir longuement discuté avec lui m'y aide également. Je pense malheureusement, que je n'étais pas capable d'autre chose à ce moment là. Au rang de mes remises en question, je reconnais avoir été jalouse et possessive. Je reconnais aussi avoir provoqué beaucoup de disputes excessives pour rien. De son côté, il y avait un manque évident de communication. Il ne sait pas dire ce qu'il pense, ni exprimer ce qu'il ressent. Il y a aussi une souffrance profonde, que je n'ai jamais bien compris, mais qui le condamne à une certaine solitude dépressive. Il ne sait pas ce qu'il veut, ni où il va et cela n'était pas facile à appréhender pour moi.

Voilà ce qu'on peut en retenir. Un amour fou et passionnel, né sans doute de deux écorchures. L'accumulation de nombreuses incompréhensions qui nous ont éloignés. Ma jalousie et mes colères. Son silence et ses doutes. Il m'a quittée doucement, cela aurait pu être pire. J'en ressors meurtrie, mais pas aigrie. Les souvenirs merveilleux que j'ai eu avec lui ne sont donc pas gâchés.

En parallèle, cette période fut celle de mes débuts professionnels. Ce fut à la fois une grande source d'épanouissement et une grande source de tourments pour moi. J'ai dû assumer un projet difficile et de nombreux déplacements, qui ne m'ont pas facilité la vie, ni mon couple. Progressivement, les choses sont rentrées dans l'ordre, et j'y ai trouvé ma place à mesure que mon Lui s'éloignait. Je crois avoir surestimé, dans un premier temps, la place de mon métier et qu'Il en a souffert. Cependant j'ai appris avec le temps à contrer cette tendance. Aujourd'hui, je crois ne faire que ce pour quoi je suis payée. Mon travail reste une source évidente de stabilité, de satisfaction et d'amitiés.

Chapitre 2 - Juin 2005/Juin 2006 - Le grand chambardement

L'été 2005 fut une période de très grands changements. J'ai quitté le Blond difficilement. J'ai décidé de commencer une psychothérapie et une thérapie de groupe. Je n'en pouvais plus de mon quotidien. Je terminais l'école, j'avais raté tous mes concours. Je me donnais une nouvelle chance à la fac pour un an. Je me souviens avoir été très mal. C'était comme une seconde naissance.

Notre recontre a changé les choses, et considérablement apaisé ma souffrance. Nous sommes tombés amoureux l'un de l'autre presqu'instantanément. Coup de foudre mutuel fulgurant. Nous étions un peu jeunes sans doute et nous n'avons pas réalisé à quel point cela était fragile, et momentané. Nous avons eu l'arrogance de ceux qui croient qu'ils sont différents.

Sa présence a été déterminante dans l'amélioration de mon état. A partir du mois d'avril, les crises ont cessé, et ne sont jamais revenue. Je me battais d'abord pour moi, aidée par ma psy, mais c'était si difficile, que c'est pour lui que j'ai tenu. Je voulais être digne de notre amour naissant. Malheureusement, l'arrêt des crises ne signait pas une totale guérison. Il restait ma souffrance, mon manque de confiance en moi, mon émotivité. Il y avait beaucoup de cela dans nos disputes. Notre histoire a donc porté ma guérison, mais fut presque condamnée en même temps.

La fac fut pour moi salutaire. Je découvrais un nouvel esprit loin de l'école. J'y ai fait des rencontres importantes. Un nouvel horizon professionnel s'est ouvert à moi : fini les concours, vive le secteur privé.

Je garde de cette période des impressions multiples. La souffrance qui a accompagné l'arrêt des crises, et l'abandon des concours. Ma grande solitude. Ma remise en question aussi, la construction de nouvelles bases pour moi. L'intensité, la folie, le très grand bonheur de ce début d'amour. Je ne crois pas que je revivrai rien de semblable après ça. C'était vraiment très bien.